Anarchistes Ivry

Groupe libertaire d’Ivry-sur-Seine

La Commune n'est pas morte

Classé dans : Rencontres

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Éric Fournier, 13 avril 2013 16h30, Publico, 145 rue Amelot, Paris 11

samedi 13 avril 2013 à 16h30

Rencontre-débat avec Eric Fournier, auteur de La Commune n'est pas morte (Les usages politiques du passé, de 1871 à nos jours)

Librairie du Monde libertaire — Publico
145 rue Amelot
Métro République, Oberkampf, ou Filles-du-Calvaire

Aujourd'hui analysée par les historiens comme un singulier crépuscule des révolutions du 19e siècle, la Commune de Paris fut longtemps considérée comme l'aurore des révolutions du 20e siècle, comme une lutte à poursuivre. Cet essai se penche sur les usages politiques des mémoires de cet événement tragique dont la complexité favorise une grande plasticité mémorielle. Et chacun investit cet événement fascinant de ses propres attentes, étroitement liées aux enjeux politiques du temps. Les mémoires de la Commune sont plurielles et conflictuelles. Répliquant à la violence discursive des Versaillais, puis à la volonté d'oubli des républicains modérés, les vaincus imposent dès les années 1880 la montée au mur des Fédérés comme un rituel politique révolutionnaire majeur. À partir des années 1920, les usages mémoriels dominants sont le fait du communisme, et dans une moindre mesure des socialistes et des anarchistes. Dans le même temps, l'extrême droite est tiraillée entre la redite des outrances versaillaises et la volonté de s'approprier l'épopée communarde — en vain.

De 1871 à 1971, la Commune est mobilisée, intégrée avec force aux luttes politiques et sociales ; et elle mobilise à son tour, contribuant parfois aux victoires des forces de gauche en France, lors du Front populaire notamment. La Commune est alors politiquement vivante. Après le chant du cygne du centenaire (1971), vient le temps de l'apaisement et du déclin. Mais si la Commune peine à mobiliser aujourd'hui, son mythe apparaît indéracinable et ressurgit ponctuellement dans le champ politique, parfois avec force.

ENTRÉE LIBRE

Mots clés : aucun