Anarchistes Ivry

Groupe libertaire d’Ivry-sur-Seine

Dalo, cinq ans après

Classé dans : Luttes & solidarité

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06 | 12

Voilà cinq ans qu'a été instauré le Dalo (Droit au logement opposable). Cinq ans que le nombre des mal-logés, des gens à la rue et des expulsions augmente. Cinq ans que les prix des loyers s'envolent, alors que les salaires et les allocations stagnent. Cinq ans que les profits liés au business de l'immobilier battent des records.

Avec le Dalo... y'a que dalle

On le voit bien aujourd'hui, l'instauration du Dalo n'aura été pour le gouvernement qu'un moyen de mettre fin au campement de tentes de SDF le long du Canal Saint-Martin, pendant l'hiver 2006-2007.

Concrètement, très peu de gens ont été relogés après avoir reçu un avis favorable de la commission Dalo, et une partie d'entre eux l'a été dans des structures d'hébergement qui ne sont pas des vrais logements.

De plus, ces quelques attributions de logements sociaux, qui sont faites sur le contingent de la préfecture, ne font que remplacer les attributions qui existaient déjà avant Dalo. C'est-à-dire que ces logements auraient été attribués de toute façon, Dalo ou pas. En clair, il n'y a pas plus de relogements grâce au Dalo, mais plus de paperasseries.

Ajoutez à cela la farce de l'État qui se condamne lui-même, par le biais du Tribunal administratif, à payer une amende devant aller à un Fond de financement du logement social, alors que par ailleurs il détruit des logements par milliers, et détourne des financements normalement dévolus au logement social.

Droit au logement ou droit d'être à la rue ?

Comme l'a dit M. Sarkozy le 14 septembre 2006 : …parce que le logement est un droit essentiel, et parce que sans logement il n'y a pas d'intimité. S'il n'y a pas d'intimité, il n'y a pas de dignité, il n'y a pas de famille, il n'y a pas de travail, il n'y a pas d'espoir.

C'est sans doute ce que devait penser cette mère de famille qui, s'étant retrouvée à la rue après avoir été expulsée, s'est immolée dans le hall de la mairie de Saint-Denis, et en est morte, le 15 février dernier.

Aujourd'hui, nous ne voulons plus de promesses mais des actes. Pas des mensonges, DES LOGEMENTS !

Collectif des mal-logés du 18ème sans frontières
Réunion tous les samedis à 15 h, 13 bd de Strasbourg, métro Strasbourg-Saint-Denis

Mots clés : logement